C'est quand même bien, pour une fille !

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26.10.08

new DeviantArt, suivez-moi : albinosgun.deviantart.com

Posté par cherryshoe à 11:08 - Rétroliens [0] - Permalien [#]
09.10.08

LAST ONE

j'ai déménagé sur lapineblanche.blogspot.com ; ce nouveau blog est en privé !

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Je vous laisse sur cette image de Peaches et de son huge phallus gonflable (i want the same for my children, when they'll play on the beach), et je vous embrasse bien fort.

peaches 

Posté par cherryshoe à 18:58 - Rétroliens [0] - Permalien [#]
02.10.08

80 - SALUT LES PUTES

http://lapineblanche.blogspot.com/

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SCROGNEUGNEUGNEUGNEUGNEUGNEUGNEUGNEUGNEUGNEUGNEUGNEU

je vous aiemeeaiemeaime! JE M'Arrrête au numéro quatre-vingt en ce deux octobre deux mille huit (c'était pas le jour de Placebo à Bercy en 2006? Cette date me rappelle à mort quelque chose) et puis je me rends compte que j'aurais dû bosser à l'école primaire parce que c'est tout de même ballot d'avoir des lacunes de dyslexique comme dirait je sais plus qui "ça me pète les couilles"! C'est un signe du destin je mourrai  à 80 Ans gros. Je vous embrasse

Posté par cherryshoe à 19:46 - ennui - Rétroliens [0] - Permalien [#]
24.09.08

79 septembre

  "Du rouge à lèvres mal mis, du shit plein les yeux, je m'étais penchée au-dessus de la boîte de CD pour regarder cette petite coke, j'avais pris ma carte bleue pour l'émietter, la séparer en lignes bien distinctes dont le blanc bloquait ma rétine. J'avais lu quelque part que l'effet sur le foetus pouvait être une malformation, des problèmes vasculaires, des retards de croissance. Je n'y pensais pas vraiment, pas tout à fait, pas de façon raisonnée, réfléchie, je n'y pensais pas avec un jugement ; c'était ce qu'il y avait de beau dans toute cette défonce, une façon pure de penser, une façon nette et transparente, nettoyée de tous ses microbes et poussières dans les recoins, déblayée de tous ses adjectifs qualificatifs, c'était une simple pensée, une énumération de constatations neutres.
  J'aurais voulu mourir, j'aurais voulu mourir moi, qu'ils se démmerdent avec le corps, que tout se finisse en un laps de temps limité. ça ne s'est pas fini pour moi, ça s'est fini pour la chose. Pourquoi le mien et pas celui d'une autre, pourquoi le mien et pas celui de n'importe quelle petite junkie connasse parisienne s'injectant de l'héro bas de gamme ou se poudrant le nez en semaine, il n'y a pas de parce que et le pire c'est sans doute qu'il n'y en aura jamais.
  Quel immonde mot que le mot "foetus", que le mot "embryon", presque aussi laid que "règles", ce trop plein de consomnes me fait gerber, c'est ce qui me révulse dans la langue française, ce qui me hérisse, c'est cette infinité de dureté.
  Comme cette envie de te dire "encore", que tu vas encore souffrir, que tu vas encore perdre, que tu perdras comme tu perds depuis le début, tu as commencé par faire perdre à ta mère, par lui faire perdre les eaux, lui faire perdre un poids, toi aussi tu l'as perdue, tu as perdu son sang, sa chair, puis ce fut ton tour de perdre tes larmes, ta voix, ton shit, ton sang, ta dignité, puis enfin ton bébé, tu as perdu ton bébé, t'avais quinze ans et tu te tordais de douleur sur un sol froid, d'abord tu as perdu toute ta sueur, toute ta salive, tout ton vomi, puis tu as perdu ton bébé.
  On aurait pu virer le rapprochement, le balayer sans soin, d'un coup calme et sec, comme ces gifles que je craignais de recevoir, que je fantasmais de recevoir, virer ce rapprochement entre les substances et la perte d'un amas de cellules, d'un petit corps pas encore existant... virer ce rapprochement pas immédiat, pas clair, trouble, lendemain de murge passé à renifler distraitement.
  Mais on peut pas le virer le rapprochement, comme on peut pas oublier, oublier comme on nie un mensonge.
  J'ai trop couru, j'ai l'impression que je serai essoufflée à vie. Je n'aurais pas dû te dire ça."

  Répondre. Pas de réponse.

  Je vais peut-être mettre un mot de passe à mon blog. J'y réfléchis.

Posté par cherryshoe à 22:43 - Rétroliens [0] - Permalien [#]
21.09.08

78---seulement trente ans

je me suis noyée et je suis dégueulasse Je suis verdâtre vert de l'âtre verdâtre avec du bleu du blanc dans le feu Daltonienne forcenée aux pupilles militantes Je vois l'envie en noir et blanc Je vois la vie en vert et rouge Des algues accrochées à mes ongles je gratte le centre de l'absence

Les éclats brillants se fracassent contre les parois poisseuses de l'immense pot de miel. Ce sucre dégoûte ses papilles, elle se réfugie dans le goût salé de ses larmes, dans l'inondation qui se cogne à ses dents. Ce calcaire si soigneusement titillé, traces sous ses ongles... Les articulations douloureuses, elle tremble en occultant l'image rêche de la grotte, ses murs humides, son intérieur visqueux d'oeuf pourri. Celle qui se goinfre a un nez de clown, grotesque, pêcheresse, elle mord dans l'écarlate, dans le pourpre le plus poudreux, dans le rose le plus rugueux, et son foie se révolte. Elle passe ses heures penchée, vomissant la liqueur vitale, ses amygdales enflant, geignardes qu'elle tanne sans douleur. Elle est légère et acide, petit fruit petit citron, un jour elle s'envolera, oubliant son ventre vide, oubliant la bile amère.

Sa perdition devient risible. Elle traîne le boulet qu'est le désir de substance, ce soir les grains se frottent à son oreille, elle se retourne et les voit penchés tous deux sur les cristaux mirifiques, elle pleurerait pour moins que ça, cette transparence jouissive, ces fantasmes délirants, oui elle voudrait pleurer mais elle ne peut plus. La mort devient Morphée, elle réclame le miroir pour cracher dessus, mordre les fées, étreindre les sorcières, que ses mâchoires se brisent, que le métro n'arrive jamais. C'est ça vivre.

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Posté par cherryshoe à 21:16 - Héroïne - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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