C'est quand même bien, pour une fille !

*

02.10.08

80 - SALUT LES PUTES

http://lapineblanche.blogspot.com/

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je vous aiemeeaiemeaime! JE M'Arrrête au numéro quatre-vingt en ce deux octobre deux mille huit (c'était pas le jour de Placebo à Bercy en 2006? Cette date me rappelle à mort quelque chose) et puis je me rends compte que j'aurais dû bosser à l'école primaire parce que c'est tout de même ballot d'avoir des lacunes de dyslexique comme dirait je sais plus qui "ça me pète les couilles"! C'est un signe du destin je mourrai  à 80 Ans gros. Je vous embrasse

Posté par cherryshoe à 19:46 - ennui - Rétroliens [0] - Permalien [#]


23.08.08

72 - très prétentieuse

Essayer :

PARCE QUE --- avec sa hache elle a divisé le soleil en deux, il se couche dans un bain de sang déteignant vers des étoiles clignotantes qui polluent nos poumons minuscules, elle espère l'avoir blessé à mort, l'astre s'endort et demain l'aube sera noire, bain de pétrole, migraine écrasante, la lumière dans un ventre, la poche des eaux s'est percée, il y avait du sel dans le liquide amniotique de madame, petits lits sur canapé, retourner le monde, le jour est mort abandonné sur un terrain vague.
PARCE QUE --- nous nous obstinons à éclairer nos échappatoires avec des néons plastifiés qui font cramer les moustiques et les guêpes, de la confiture attrape-couillons, nous ingurgitons des crèmes glacées à outrance, le sucre se faufile dans le nez et en haut du crâne, je suis cruche, j'ai juste envie de boire des croches et des noires pointées. Je veux dire que j'ai perdu le fil, les racines, ce genre d'apéritifs crados, puants, j'ai pas de pays, je suis bouffie de cendres
PARCE QUE --- mes artères étaient pyromanes

J'ai des veines dans les ongles

Et des boutons sur la figure

Des poils sur les mollets

Et des cernes sous les yeux

Je rentre de vacances

Six soeurs douze yeux et des milliers de cils, NOUS NOUS AIMONS.

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Posté par cherryshoe à 18:59 - ennui - Rétroliens [0] - Permalien [#]
12.08.08

71 - départ

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  On a tendance à penser qu'on mérite telle ou telle chose plutôt qu'une autre parce qu'on est de telle ou telle race, classe, qu'on a fait ceci ou cela. Je me lève ce matin avec l'impression moite d'être vouée à l'inadaptation et cela m'offre la certitude que tout ça, ce ne sont que de soigneuses conneries destinées à foutre le bordel dans un monde déjà vicié.
  Nous puons tous de la même manière et notre existence engendre des monceaux de merde au poids approximativement communs ; je n'arriverai pas à avoir la mauvaise foi de m'asperger de parfum. Tous logés à la même enseigne ! Je suis dégoûtée par les bouches pourraves et par l'odeur du sexe. Je suis dégoûtée par le bruit spongieux de deux peaux qui se frottent, par les bruits de voix qui s'abandonnent.
  Je suis dégoûtée par les connards qui laissent leur cabot chier sur le trottoir et leurs gosses brailler en laissant une peliculle poisseuse de Coca-Cola sur la table.
  Je voudrais m'endormir et ne jamais me réveiller.

  A part ça, je REPARS en goguette demain et reviens vers le 25... Voilà un mois d'août chargé ! *ricanenerveusement*

Posté par cherryshoe à 19:26 - ennui - Rétroliens [0] - Permalien [#]
20.07.08

68 - "un homme sur deux est une femme"

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Tandis que femmes grandissent intellectuellement, nourrissant leurs cerveau jadis atrophiés de théorèmes et de mots savants autrefois donnés en patûres aux mâles uniquement, la lente condition se faufile, eau téméraire et premièrement invisible, pure, transparente, transportant en son sein le lourd secret grinçant d'une nouvelle aliénation souvent mal perçue.

L'école devient berceau mixte, avoir une chatte n'est plus considéré comme néfaste sur le plan du travail scolaire, la discrimination disparaît presque, il est exigé autant aux tristes tétonnières qu'aux chanceux bîteux. Jungle sans pitié, le monde du travail s'ouvre aux bacheliers comme aux bachelières, peine sera demandée à femme mal payée. Rappelez-vous qu'au début du siècle, Simone de Beauvoir, Zaza, Françoise Dolto et des milliers d'autres ont tenté de tenir tête à des familles forcenées, exigeantes. Cesse tes études, il est temps de te marier.

Pensez à elles parfois. Pensez à Olympe de Gouges, à celles qui se sont levées et qui sont tombées en espérant pour vous. Et soyez dignes de leur espérance.

Hantises primitives. Il n'y a rien. Peurs sournoises, bruit sucré de l'intelligence. Estimez-vous heureuses, mesdames, d'avoir été soutenues. Le sens n'est plus qu'une dépouille miteuse et le corps nu devient absurdité. Préparez-vous à l'affrontement. Bras de fer sans merci. Peur justifiée, compréhensible, du mâle face à l'invasion de la femme intelligente, mobile, indépendante, la femme qui semble, affreusement, ne plus avoir besoin de lui.

Remerciez celles qui vous on précédées, et faites un effort en leur mémoire.

La lutte n'est pas finie. La honte intervient là. Les seins grandissent et au même rythme les regards se posent sur un corps détenteur du secret infini du sang et de la vie. Ce corps-là sera puni de posséder un cerveau féminin digne d'un cerveau masculin. Ce corps sera rempli de conditions draconiennes, il sera privé de ses poils, il sera privé de sa gourmandise, il devra être mince, et imberbe, rester pour toujours celui d'une petite fille, il sera pour toujours un corps qui ne peut se défendre seul, sa corpulence le rend dépendant, et il ne ressemble surtout pas à celui de l'homme, la chatte devra être rasée, pour ne pas se faire traiter de forêt obscure, car le ventre de la femme détiendra un jour une vie vouée à la mort, et cela effraie, il faut que les organes sexuels soient bien visibles ; les jambes et les aisselles devront être rasées, car sinon ce sera sale, l'odeur de la sueur et repoussante, car elle fait penser au sexe, et le sexe c'est le pêché, il faut oublier qu'en cédant à la tentation nous brûlons en enfer.
La jeune femme devient une femme-enfant, elle affectionne les couleurs pastels, elle reste attachée à ses peluches ou aux Walt Disney, elle se coiffe soigneusement comme une poupée, peint sur elle des tatouages mignons, la femme aime dire c'est trop mignon, elle se perd dans la contemplation d'un acteur inaccessible, achète beaucoup d'habits, lorsqu'elle chante sa voix est maniérée, c'est la voix d'une petite fille, douce et nasillarde, elle marche sur de hauts talons, porte des bijoux, fait des moues attendrissantes en se prenant en photo. Parallèlement à tout ça, elle termine son DEUG de lettres modernes, poursuit sa licence professionelle de marketing, parle crûment de sexe avec ses amies, se drogue ou se saoule comme un homme. La femme s'autorise une vie sexuelle multiple et variée, tout en se posant certaines limites, car attention à la réputation, tout de même. Car la femme ne veut pas être traitée de salope.

Je suis fatiguée.

___________________________________________________________________

Je sais que notre société exige une sexualité hygiéniste et que certains critères s'appliquent aussi aux hommes. La société de consommation est en grande partie responsable de cette évolution tragique (inventer des produits qui servent à rien en faisant en sorte de les rendre nécessaires, exemple les produits dépilatoires) mais n'allez pas comparer une pub pour un rasoir d'homme à une pub pour un rasoir de femme. Un fou rire nerveux me secoue.

Posté par cherryshoe à 17:30 - ennui - Rétroliens [0] - Permalien [#]
03.07.08

64 - F. Dorléac est morte depuis trop longtemps et tout le monde a déjà pris de la C

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je me souviens, du petit matin au grand soir, soleil ou lune, je pleurais par intermittence, abrutie, sans même plus comprendre pourquoi, ahurie par l'absurdité, rêvant de lendemains palpitants comme un coeur, écouter Radiohead, journées suantes

ABC
DEF
GHI
JKL
MNO
PQR
STU
VWX
YZ?

Posté par cherryshoe à 01:52 - ennui - Rétroliens [0] - Permalien [#]
13.06.08

60 - y en a ras le cul, lalalu

Vous ingurgitez le monde par la bouche et ensuite vous en chiez votre vision perso, voilà ma vision de l'ART. Et en ce moment je carbure aux laxatifs. C'est angoissant à force, au fond c'est l'attaque du papier et de la couleur, au bout d'un moment je n'aurai plus nulle part où ranger ça me donne envie de...de quoi ? Je sais pas en fait.

Myspace m'a censuré ce dessin parce qu'on voit la méchante chatte et les méchants tétons

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Marre d'avoir un corps qui incarne le pêché et qui doit être à la fois exhibé et caché, méprisé et adoré. Qu'on laisse les petites paumées de Myspace écraser leurs seins contre l'objectif de leurs appareils photos pas cheap du tout et qu'on boycotte quelque chose qui mette une femme en scène autrement que lascive.......................................

C'est drôle de jouer à faire la pute, ce qui est moins drôle c'est de jouer à le faire non pas parce qu'on en a vraiment envie mais parce que notre boss le veut. Ce serait cool d'arrêter d'apprendre au petites filles à laisser les garçons se bagarrer tous seuls dans la cour (eux ils ont le droit, nous non, faut qu'on joue à la corde à sauter) parce que c'est des trucs de merde, parce qu'après on sait pas se défendre, alors on est bien faiblardes. Si les mecs voyaient un peu la couleur de notre coup de poing dans la cour de récré, peut-être qu'ils essaieraient (un peu) moins de nous violer quand on a quinze ans.

LA FEMME EST UN ÊTRE HUMAIN COMME LES AUTRES

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King Kong Théorie :

"Parce que l'idéal de la femme blanche, séduisante mais pas pute, bien mariée, mais pas effacée, travaillant mais sans trop réussir, pour ne pas écraser son homme, mince mais pas névrosée par la nourriture, restant indéfiniment jeune sans se faire défigurer par les chirurgiens de l'esthétique, maman épanouie mais pas accaparée par les couches et les devoirs d'école, bonne maîtresse de maison mais pas bonniche traditionnelle, cultivée mais moins qu'un homme, cette femme blanche heureuse qu'on nous brandit tout le temps sous le nez, celle à laquelle on devrait faire l'effort de ressembler, à part qu'elle a l'air de beaucoup s'emmerder pour pas grand-chose, de toutes façons je ne l'ai jamais croisée nulle part. Je crois bien qu'elle n'existe pas."

Virginie Despentes

Alors qu'on vienne plus m'emmerder ! J'ai jamais pissé à la gueule de personne (du moins pas à mon souvenir, LOL), j'ai pas demandé à naître et encore moins avec une chatte entre les jambes, alors ce serait cool qu'on arrête un peu de me rappeler H24 l'existence de mon vagin...

MERKI

Posté par cherryshoe à 21:08 - ennui - Rétroliens [0] - Permalien [#]
18.04.08

48 - Être énervée, ça donne [...]

PUTE ET FIÈRE (lol)

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Au moment où les campagnes anti-tabac commencèrent à faire rage, je me souviens d’un journal féminin qui truffa ses pages consacrées à « l’avis-des-garçons » de remarques destinées au respect de l’adage tout neuf : QUIT SMOCKING, BITCHES ! Question de la journaliste pimpante et consternée : Qu’est-ce qu’une fille sexy pour vous ? Témoignages de jeunots (fictifs ?) accompagnés d’une photo édulcorée de chez Getty Images © : un sur deux glissait, entre un « une fille qui prend soin d’elle […] » et un « […] une fille qui ose mettre des habits moulants […] » une réflexion nauséeuse rapport au fameux cylindre empoisonné : « une fille qui fume ? Antisexy au possible » (Théo, 19 ans) Ou encore « J’aime pas les nanas qui toussent et qui puent de la gueule » (Bernard, 23 ans).
Même chose à la période du phénomène ANOREXIE : on a commencé à nous rabâcher, de ça et de là, de tendres précisions rapport aux goûts masculins : les mecs aimaient les filles avec-des-formes. Et pas les putains de sacs d’os dégueu qui, les genoux joints, n’étaient même pas capables de dissimuler leur chatte avec la graisse de leurs cuisses moelleuses.
Je crois qu’il ne nous reste plus qu’à dire une chose, précise et distinguée, un doux remerciement à l’égard de Bien dans ma skin ©, Jeune & bonne © ou encore Girly © : oui, merci les meufs, d’avoir trouvé le truc pour pas nous faire crever trop tôt, histoire de pas perdre un sac à mômes avant l’heure ; il suffisait juste de toucher la corde sensible : vivre, c’est séduire, et putain, tu veux vivre pas vrai ?

Posté par cherryshoe à 17:38 - ennui - Rétroliens [0] - Permalien [#]
15.04.08

47 - i sometimes eat candies, then, i vomit

Le 19 juin 2007, j'ai écrit :

  Aujourd’hui, j’ai appris quelque chose : lorsqu’un garçon gratifie une fille de l’appellation « crevette », ce n’est pas parce qu’il la trouve trop mince ou petite –contrairement à ce que j’avais toujours cru. En vérité, c’est parce qu’il trouve qu’elle a un corps parfait mais une tête moche. J’ai mis quelques secondes à comprendre le lien entre ces caractéristiques et celles d’une crevette : avant de manger la crevette, on lui arrache la tête ; c’est de là que ça vient.

  Ça m’a fait rire, parce que c’était drôle.

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Posté par cherryshoe à 20:42 - ennui - Rétroliens [0] - Permalien [#]

46 - texte-à-trous-secrets-cachés :|

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Des yeux de chat me regardent. Je me suis perdue dans une solitude fauve. L’ambre de mes iris s’use à la vue des nombreux museaux morts aux narines vides, des têtes arrachées par mes soins, des cerveaux-passoire sortis par les oreilles vertes et rongées. Dégoulinante luisance, je n’ai plus que mon antre mouillée qui m’occupe dans les moments purs de cette solitude. La matière visqueuse, fertile. Il y a de la poudreuse quelque part. J’ai poussé mes cadavres dans de la neige, jusqu’à ce que les membres deviennent froids, que les doigts glacés se détachent. Et plus loin, sans congélation aucune, des charognes brûlantes se font sucer par des mouches grosses, presque juteuses de bave tiède/sanglante. Il y a des aphtes dans ma bouche, j’y ai plongé mes doigts aux ongles sales ; ils se crèvent et répandent leur poison {je crache}, sale liqueur {je crache} sur mes défunts préférés.

Posté par cherryshoe à 16:33 - ennui - Rétroliens [0] - Permalien [#]
31.03.08

44 --- Louise Bourgeois

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Juste . . . ha , ha , ha

Posté par cherryshoe à 21:06 - ennui - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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