14.09.08
77 - trop scato pour toi

"moi les chats, t'as vu je les kiffe"
"moi je sais pas, je les trouve trop stylés"
"j'adore tes fringues"
"genre, il l'est quoi"
"je suis trop fière de cette photo !"
"wesh gros"
"vaz-y, tu vas m'enculer avec ton clitoris !"
"je crois que j'ai trop lu"
"je trouve ça vachement intéressant en fait"
"il y a eu un incendie dans cet immeuble"
"le gars il s'est trop fait carotte"
"j'ai eu une migraine ophtalmique"
"je trouve qu'on réussit très bien"
"je crois qu'il veut me niquer"
"je me suis fait mal"
"j'ai commencé à treize ans"
"ses remarques, il peut se les foutre au cul."
"et mon t-shirt ?"
"Lol quoi !"
"trop beau trop bien trop tout"
"non !"
Sarah a sculpté ses sourcils en ailes d'oiseau avec une pince à épiler
"elle m'a dit "you could have been a star"
on me l'avait déjà dit quand j'étais jeune
mais là j'ai réalisé et j'en ai voulu à mes parents
ne pas m'avoir aidée à ce point...
j'étais très en colère"
"non, j'ai pas raté ma vie"
"je suis heureuse d'avoir eu des enfants"
"lors de notre première grossesse,
on a toutes les deux fait une sorte de psychose"
"les médecins à St Vincent de Paul
me traitaient d'hystérique"
"Je voulais me faire couper les trompes;
ne plus jamais en avoir.
Mais finalement c'était comme une sorte de défi
d'en avoir, QUAND MÊME.
C'était ma revanche, en quelque sorte"
11.09.08
76 - gniiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiaeiouyltght
Mes utopies sont des gros pigeons écrabouillés de maladies contagieuses et je continue à les baffrer de graines, juste pour entendre leurs piaffements retentir à mes oreilles, c'est si doux ces cris dégoûtants, c'est si doux que j'en souris d'avance, mais parfois ils font des indigestions qui les font gerber dans mes cheveux et j'ai la flemme de me faire un shampoing, voyez. C'est pour ça, oui, c'est pour ça que j'ai les cheveux sales.
03.09.08
75 - gni
http://www.desyeuxdesoreilles.com/lamachineacaca/intro.html
28.08.08
74
L'envie de vomir, de se taillader. J'ai dit je sais pas si on peut s'en sortir et il m'a répondu non. De soi, non. Amourachée d'un déviant qui à l'âge d'un parfait Agamemnon, je suis Electre, je déambule dans les rues de Paris, Paris puant et gris, j'écoute de la musique de merde, je bouffe de la merde et je ne bois même pas. Parfait, c'est parfait. Je me demande ce que Freud en dirait , mais Freud s'en astiquerait le poireau et quant à moi, je fume trop, je suce mon pouce. Ces envies capillaires sont perturbantes, gueulez-moi dessus je connaîtrai enfin ma valeur ; un deux trois quatre cinq six sept, sept boutons de moustique dispersés sur mon corps et je ne les entends même pas roter dans mon oreille...
La parfaite connasse prétentieuse dont plus rien n'est vierge te salue. Vierge de la tête au pieds, est-ce que c'est moi ? Je suis seule je m'emmerde dans ma solitude mais voir autrui est un désastre émotionnel. Je dois appeller R., gerber sur T. et oublier P., je fouille vers la fin de l'alphabet, lève-toi donc,
Du lisier dans ses élégantes bottes vernies, l'haleine puant l'ail, les yeux suintant du pus, morveuse jusqu'à l'os, emplie de cette substance molle et décevante qui semblait l'avoir tenue depuis le liquide amniotique, elle se mit à pleurer, sangloter, truie reniflant l'odeur amère des sanglots d'un autre temps, elle voulait balbutier, mettre ses mots en bégayements audibles, "je voulais juste que tu sois fière de moi, je voulais juste que maman soit fière de moi", si vieille, si usée, ridée, pouffiasse, le jean trop serré, les cheveux teints et arrachés, son coeur se fendit en deux. L'élégant couteau était tenu par l'habitude, l'organe se laissait pénétrer comme du beurre. Forcer le mouvement, elle se vautrait dans cette sensation familière ; alors c'était ça ?
25.08.08
73 - expressions d'égo et remise au point
mais où sont les vers de terre ? Où est leur repas ? J'ai tellement envie de faire couler mon sang de nouveau. Des envies macabres, de la nécrophilie moche et foireuse. Pas assez cloche pour être nostalgique. J'ai d'abord été misandre, puis misogyne, je me suis beurrée misanthrope puis j'ai repris peu à peu le désir par les cornes.
23.08.08
72 - très prétentieuse
Essayer :
PARCE QUE --- avec sa hache elle a divisé le soleil en deux, il se couche dans un bain de sang déteignant vers des étoiles clignotantes qui polluent nos poumons minuscules, elle espère l'avoir blessé à mort, l'astre s'endort et demain l'aube sera noire, bain de pétrole, migraine écrasante, la lumière dans un ventre, la poche des eaux s'est percée, il y avait du sel dans le liquide amniotique de madame, petits lits sur canapé, retourner le monde, le jour est mort abandonné sur un terrain vague.
PARCE QUE --- nous nous obstinons à éclairer nos échappatoires avec des néons plastifiés qui font cramer les moustiques et les guêpes, de la confiture attrape-couillons, nous ingurgitons des crèmes glacées à outrance, le sucre se faufile dans le nez et en haut du crâne, je suis cruche, j'ai juste envie de boire des croches et des noires pointées. Je veux dire que j'ai perdu le fil, les racines, ce genre d'apéritifs crados, puants, j'ai pas de pays, je suis bouffie de cendres
PARCE QUE --- mes artères étaient pyromanes
J'ai des veines dans les ongles
Et des boutons sur la figure
Des poils sur les mollets
Et des cernes sous les yeux
Je rentre de vacances
Six soeurs douze yeux et des milliers de cils, NOUS NOUS AIMONS.
12.08.08
71 - départ
On a tendance à penser qu'on mérite telle ou telle chose plutôt qu'une autre parce qu'on est de telle ou telle race, classe, qu'on a fait ceci ou cela. Je me lève ce matin avec l'impression moite d'être vouée à l'inadaptation et cela m'offre la certitude que tout ça, ce ne sont que de soigneuses conneries destinées à foutre le bordel dans un monde déjà vicié.
Nous puons tous de la même manière et notre existence engendre des monceaux de merde au poids approximativement communs ; je n'arriverai pas à avoir la mauvaise foi de m'asperger de parfum. Tous logés à la même enseigne ! Je suis dégoûtée par les bouches pourraves et par l'odeur du sexe. Je suis dégoûtée par le bruit spongieux de deux peaux qui se frottent, par les bruits de voix qui s'abandonnent.
Je suis dégoûtée par les connards qui laissent leur cabot chier sur le trottoir et leurs gosses brailler en laissant une peliculle poisseuse de Coca-Cola sur la table.
Je voudrais m'endormir et ne jamais me réveiller.
A part ça, je REPARS en goguette demain et reviens vers le 25... Voilà un mois d'août chargé ! *ricanenerveusement*
10.08.08
70 - retour
c'est affreux de penser qu'on plante des champignons dans l'enfance et qu'ils deviennent hallucinogènes à l'âge adulte. J'ai souvent pensé que si je retrouvais les gars ,je les étriperais, postillonnerais sur leurs figures dégoûtantes égoïstes crados de vieux biteux sans contenance . J'ai pensé à toi l'autre fois, quand ces trois jeunes fashions ont regardé mes jambes poilues en se moquant. Que je m'en tape d'être épilée ou pas quand je mets une jupe . Tu aurais ri parce que tu aurais trouvé ça consternant . Je rêve d'être un jour sur le devant de la scène pour hurler ce qu'ils ne savent pas ... J'ai toujours pensé que je me vengerais d'elle, de lui mais je comprends qu'il n'y a pas de vengeance. C'est comme être pour la peine de mort . C'est aussi con que ça , de vouloir se venger. Je ne récupererai jamais ce que j'ai perdu. Le goût des champignons sur ma langue et je pleure des larmes violettes comme quand j'avais quinze ans , que je jouais à la toxicote qui fait la cuisine sur commande. Je combats , chaque jour je combats , armes en main pour protéger mes yeux, ma bouche, mes oreilles , mon corps et ses recoins pourraves de toute cette masse de mélasse calcinée qu'est ma mémoire . C'est vrai, si j'avais écouté ce qu'elle me disait , j'aurais arraché les câbles et je serais au fond d'un trou bouffée par des vers. J'ai des raisons d'être cinglée, d'avoir été misanthrope et de m'être traînée par terre pour que n'importe qui me prenne dans ses bras et que j'étale ma morve sur son épaule. Je ne regrette rien du Tout.
27.07.08
69 - (année érotique ... hahaHAAAHa)
Bon , gars , garçonnes , larrons et larrones , je vous annonce que je pars demain dans un bled far away me poser le cul sur la plage , fumer des cigarettes néfastes comme une rebelle , lire cinq , six ou sept livres , boire de la mauvaise bière , reregarder des épisodes de Twin Peaks , des films cools , respirer du bon air loin de Paris , m'enduire de crème solaire , faire glisser mes lunettes noires , être seule dans un rayon de cinq mètres carrés loin des odeurs humaines , faire la cuisine (essayer la recette de cookies nutella d'Alice <3 ^_^) , faire du sport là où je ne risque pas de croiser des gens , écouter de la bonne musique , dormir dix heures par nuit , prendre le train , rigoler , m'ennuyer prolifiquement , écrire , dessiner , peut-être peindre , faire des photos en essayant d'en faire enfin une qui me plaise vraiment , et tout plein de trucs . . .
Je rentre vers le 9 probablement (:
baisersbisousbubu
20.07.08
68 - "un homme sur deux est une femme"

Tandis que femmes grandissent intellectuellement, nourrissant leurs cerveau jadis atrophiés de théorèmes et de mots savants autrefois donnés en patûres aux mâles uniquement, la lente condition se faufile, eau téméraire et premièrement invisible, pure, transparente, transportant en son sein le lourd secret grinçant d'une nouvelle aliénation souvent mal perçue.
L'école devient berceau mixte, avoir une chatte n'est plus considéré comme néfaste sur le plan du travail scolaire, la discrimination disparaît presque, il est exigé autant aux tristes tétonnières qu'aux chanceux bîteux. Jungle sans pitié, le monde du travail s'ouvre aux bacheliers comme aux bachelières, peine sera demandée à femme mal payée. Rappelez-vous qu'au début du siècle, Simone de Beauvoir, Zaza, Françoise Dolto et des milliers d'autres ont tenté de tenir tête à des familles forcenées, exigeantes. Cesse tes études, il est temps de te marier.
Pensez à elles parfois. Pensez à Olympe de Gouges, à celles qui se sont levées et qui sont tombées en espérant pour vous. Et soyez dignes de leur espérance.
Hantises primitives. Il n'y a rien. Peurs sournoises, bruit sucré de l'intelligence. Estimez-vous heureuses, mesdames, d'avoir été soutenues. Le sens n'est plus qu'une dépouille miteuse et le corps nu devient absurdité. Préparez-vous à l'affrontement. Bras de fer sans merci. Peur justifiée, compréhensible, du mâle face à l'invasion de la femme intelligente, mobile, indépendante, la femme qui semble, affreusement, ne plus avoir besoin de lui.
Remerciez celles qui vous on précédées, et faites un effort en leur mémoire.
La lutte n'est pas finie. La honte intervient là. Les seins grandissent et au même rythme les regards se posent sur un corps détenteur du secret infini du sang et de la vie. Ce corps-là sera puni de posséder un cerveau féminin digne d'un cerveau masculin. Ce corps sera rempli de conditions draconiennes, il sera privé de ses poils, il sera privé de sa gourmandise, il devra être mince, et imberbe, rester pour toujours celui d'une petite fille, il sera pour toujours un corps qui ne peut se défendre seul, sa corpulence le rend dépendant, et il ne ressemble surtout pas à celui de l'homme, la chatte devra être rasée, pour ne pas se faire traiter de forêt obscure, car le ventre de la femme détiendra un jour une vie vouée à la mort, et cela effraie, il faut que les organes sexuels soient bien visibles ; les jambes et les aisselles devront être rasées, car sinon ce sera sale, l'odeur de la sueur et repoussante, car elle fait penser au sexe, et le sexe c'est le pêché, il faut oublier qu'en cédant à la tentation nous brûlons en enfer.
La jeune femme devient une femme-enfant, elle affectionne les couleurs pastels, elle reste attachée à ses peluches ou aux Walt Disney, elle se coiffe soigneusement comme une poupée, peint sur elle des tatouages mignons, la femme aime dire c'est trop mignon, elle se perd dans la contemplation d'un acteur inaccessible, achète beaucoup d'habits, lorsqu'elle chante sa voix est maniérée, c'est la voix d'une petite fille, douce et nasillarde, elle marche sur de hauts talons, porte des bijoux, fait des moues attendrissantes en se prenant en photo. Parallèlement à tout ça, elle termine son DEUG de lettres modernes, poursuit sa licence professionelle de marketing, parle crûment de sexe avec ses amies, se drogue ou se saoule comme un homme. La femme s'autorise une vie sexuelle multiple et variée, tout en se posant certaines limites, car attention à la réputation, tout de même. Car la femme ne veut pas être traitée de salope.
Je suis fatiguée.
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Je sais que notre société exige une sexualité hygiéniste et que certains critères s'appliquent aussi aux hommes. La société de consommation est en grande partie responsable de cette évolution tragique (inventer des produits qui servent à rien en faisant en sorte de les rendre nécessaires, exemple les produits dépilatoires) mais n'allez pas comparer une pub pour un rasoir d'homme à une pub pour un rasoir de femme. Un fou rire nerveux me secoue.






